Quesako ? La blockchain

La blockchain

La génèse

Tout ceci a commencé avec le Bitcoin; cette véritable horloge mathématique est d’une rare beauté conceptuelle. C’est aussi et surtout pour cela qu’il a, et a eu, un véritable succès avec le temps. Il apparait aujourd’hui comme une véritable révolution pour bon nombre de connaisseurs.

Derrière les principes idéologiques se cache une mécanique de précision que Satoshi Nakamoto a mis en place avec Bitcoin. Satoshi Nakamoto est le pseudonyme qu’à pris le ou les créateurs de Bitcoin. On ne sais à ce jour qui c’est, ni même s’il est encore en vie. Cela fait en quelques sorte parti de la légende du Bitcoin.

Les principes fondateurs

Les causes ?

C’est suite à la crise des subprimes que Bitcoin a vu le jour. Satoshi Nakamoto a été marqué par cette crise qui a touché des personnes de son entourage. Cette crise basée sur des prêts hypothécaires à risque a mis de nombreuses personnes à la porte de chez eux, tout simplement.

Dans une vie, le plus gros investissement que l’on fait généralement, c’est l’achat de sa maison, de son foyer. Cela nous engage financièrement en général pour des décennies. Perdre son bien le plus précieux, est donc, particulièrement violent et autant dire que la crédibilité des banques en a pris un sacré coup.

Des banques à l’origine de montage peu scrupuleux et packagé de tels sortes à embarquer de nombreuses personnes sans qu’elles ne comprennent réellement ce qu’il y avait derrière.

Les banques constituaient alors le seul système financier capable de « garantir » nos échanges de valeurs. Pourtant, de nombreuses fraudes existent, et les systèmes bancaires sont loin d’être infaillibles.

La création de valeur des systèmes monaitaires

les systèmes monétaires actuels sont essentiellement basés sur la dette. Lorsque vous empruntez de l’argent pour faire bâtir votre maison par exemple, la banque à qui vous vous adressez ne vous prête pas de l’argent qu’elle possède en propre. Elle créé de toute pièce cette somme qui ne provient alors d’aucun échange. Elle vous le prête évidemment contre un contrat qui vous engage et sur lequel elle fera ses bénéfices. La banque récupère vos remboursements, détruit la somme dû du prêt et garde les valeurs du taux et autres assurances.

L’essentiel des masses monétaires du monde repose donc sur le pari que des personnes vont travailler dans l’avenir pour rembourser des sommes inexistantes afin d’empocher des bénéfices.

Nous avons pu le constater avec la crise de la COVID-19, le monde a fait tourner les planches à billet par centaine de milliards. De l’argent créé pour un besoin mais ne reposant sur aucune valeur. Certes, cela a permis de soutenir des économies et bien des vies, mais nous allons forcément le payer, et les effets commence à s’en faire ressentir ; l’inflation.

L’idée novatrice

Si les banques sont vils et sans scrupule, pas si sécurisé que cela, pouvant reposer sur les choix de quelques financiers sans scrupules. Que les monnaies sont inflationnistes, tant est si bien que les personnes perdent du pouvoir d’achat dans le temps et que leurs placements sont in intéressants, pourquoi ne pas proposer un système automatique, décentralisé, sécurisé, déflationniste, permettant aux personnes de pouvoir échanger de la valeur. Voilà, quel était l’objectif de Satochi, créer une monnaie que tout le monde pourrait utiliser et qui ne reposerait pas sur un système de valeur contestable.

Comment ?

Dans le monde de la recherche mathématique et informatique, il existait déjà de nombreuses publications concernant la cryptographie, la sécurité, les réseaux.

Satoshi a habilement assemblé certains principes connus pour former la blockchain, le bitcoin.

Sans entrer dans tous les détails, nous allons détailler quelques éléments clés afin de comprendre le fonctionnement mais aussi les conséquences.

Afin de sécuriser le réseau, les machines le constituant doivent non seulement tourner en permanence mais également fournir un travail constitué de calculs. Ces tâches ont un coût, le réseau doit donc être rétribué pour cet effort fourni.

Le principe de chainage de bloc

Un bloc est une suite de différentes informations contenant entre autre les différentes transactions entre des personnes.

Le but, c’est de lier les différents blocs entre eux, de façon a les rendre infalsifiables. Cela se fait a l’aide du principe de hachage. En effet, vouloir changer une information passé, nécessiterai de devoir recalculer toutes la chaine de bloc depuis cette information inscrite dans la blockchain.

Fonctions de Hachage

Une clé de hachage est une suite de lettre fini (Souvent lettres et chiffres) représentant un texte quelconque de n’importe quelle longueur. Cette clé est unique pour un texte donnée, tant est si bien que si une lettre d’un roman par exemple change, la clé sera différente. Cette clé est généré par une fonction de hachage qui repose sur des mathématiques dont on a fait la preuve mathématique de leur véracité.

Les clés de hachage sont utilisées depuis longtemps, notamment pour vérifier qu’un fichier a bien été transféré entre deux machines par exemple.

Prenons un exemple avec la fonction de hachage utilisé par le Bitcoin; le SHA256 :

"Exemple de hachage de texte"                         => fc8e4e46ad920575bca1aa7b3aae7a4dde44d24008e479ebcacebb01d2525ded
"exemple de hachage de texte"                         => e764b2872ddf14a2987d24b2558bcb5f8e93956ea9a3b4d4ccb407af32490362
"Exemple de hachage de texte avec un texte plus long" => 8780efde1f0cf699d68b33e98d09baaf94e30278e019e9e2e1413a41747b425f

Chainage de bloc

Afin de chaîner les blocs, il ne reste plus qu’à introduire dans chaque bloc la clé de hachage du bloc précédent

chainage de bloc

Nous voyons ici qu’il y a un bloc à la génèse de la chaine de bloc. Dans le cas de Bitcoin, aucun bitcoin n’existait lors de ce premier bloc puisque c’est l’acte de création d’un bloc qui génère des bitcoins. Le bloc de génèse est un bloc tout particulier

Le réseau

Comme nous avons affaire à un réseau décentralisé, bitcoin repose sur un réseau pair à pair (peer to peer en anglais), constitué de toutes les machines voulant héberger la blockchain. Notez qu’il est possible d’être un nœud du réseau sans nécessairement être un mineur de bloc.

le point fort de Bitcoin par exemple, c’est que la complexité de hachage d’un bloc dépend de la capacité de calcul du réseau à travers l’introduction du nonce (une chaine quelconque) dans le bloc. Le résultat de la clé de hachage doit commencer par des zéros, le nombre de zéro dépendant de la puissance du réseau.

Toutes les machines du réseau possèdent l’intégralité de la chaine de bloc. Pour corrompre l’ensemble du système, il faudrait qu’une personne malveillante soit capable de contrôler plus de la moitié de la puissance de calcul du réseau.

Il est donc quasiment impossible de réaliser une telle prouesse d’autant plus qu’il faudrait que tout ceci se fasse dans un laps de temps très court.

Voici une vidéo de la merveilleuse chaine youtube Science étonnante qui explique parfaite ce principe.

Conclusion

Satoshi Nakamoto a mis au point un système possédant un niveau de sécurité jamais atteint, ne reposant sur aucune entité, puissance particulière (Etat, entreprise, ou personne) et permettant de garantir à la postérité l’intégralité de transactions ayant eu lieu.

Bien au delà de bitcoin le principe de blockchain était né, offrant la possibilité de garantir la pérennité de données. Nous verrons que le système va plus loin à travers la contractualisation « intelligente » et automatique.

Pour comprendre le mythe autour de Bitcoin, je vous conseil de regarder cette mini série sur arte.tv

Le mystère Satoshi Aux origines du Bitcoin

1 commentaire pour “La blockchain”

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