L’impression 3D

Lorsqu’on est bricoleur, bidouilleur et maker, il n’est plus possible de faire l’impasse sur l’impression 3D. On en a forcément entendu parler et les perspectives qu’offre cette technologie sont immenses. Comment résister au fait de pouvoir imprimer ses propres pièces ?

Prusa i3 mk3

Je suis toujours vigilant quand aux choix du matériel que j’acquière. Je me renseigne, me documente avant de faire mes choix. Cela fait maintenant un peu plus d’un an que je suis sur les réseaux sociaux dans des groupes sur l’impression 3D. En tant que Maker, je ne voulais pas d’une imprimante propriétaire toute faite et non évolutive, mon choix c’est donc orienté vers les imprimantes Reprap.

A quoi cela peut bien servir ?

Il s’agit de réaliser des impressions d’objets en 3 dimensions dans différents matériaux généralement à base de plastiques (Il en existe différents type ayant des propriétés différentes : PLA, ABS, PETG, …) Ils peuvent être transparent, de différentes couleur, voir même soluble dans l’eau. Il est également possible d’imprimer des matériaux composites avec des fibres de carbones ou encore métalliques.

Chaque imprimante possède des caractéristiques d’impressions (Qualité, vitesse, taille d’impression max, …). En général, il est possible de produire des pièces d’environ 30 cm au cube maximum.

Les pièces réalisées peuvent être simple (un pot, une boite, …), complexe (systèmes d’engrenages, assemblage mécanique, …). Réalisé avec une seule matière mais depuis peu également multi matériaux : Soit des matières différentes ou des couleur différentes.

Il est évidemment possible de penser plusieurs pièces à assembler à la manière des Légo ou avec d’autres procédés mécaniques comme dans un moteur ou encore un embrayage. 

Certains ne l’utilise que pour produire des objets d’ornements, d’autres pour finaliser leurs projets électroniques (boîtiers par exemple), mais aussi en bricolage pour réaliser des outils ou compléments d’outils (Serre joints, …).

Evidemment, pour réaliser ces pièces, il faut avant tout les modéliser en 3d avec des logiciels spécifiques (On y reviendra dans un autre tuto). Cela nécessite un apprentissage assez conséquent pour produire des pièces complexe. Néanmoins, il est également possible de télécharger des objets modélisés par d’autre et mis à disposition de tous sur des sites communautaire. Le plus connu d’entre eux est Thingiverse. Vous y retrouverez des milliers de modèles classés par catégories.

Mes différentes utilisations

Pour ma part, je vais utiliser mon imprimante essentiellement pour mes projets domotiques mais également pour le bricolage. J’envisage déjà masses de réalisations qui me seront bien utile, là ou certains ne voient pas du tout à quoi cela pourrait bien leur servir d’avoir une imprimante 3D. C’est vrai qu’au premier abord on a du mal à s’imaginer ce que l’on va imprimer, puis en y réfléchissant, très vite, on y vois des tas de perspectives. A vous de vous faire votre propre avis sur la question ;).

Les imprimantes Reprap

RepRap est un terme anglais provenant de la contraction de Replication Rapid prototyper, pouvant se traduire par concepteur de réplication rapide). C’est un projet universitaire à la base, visant à créer une imprimante 3D en grande partie auto-réplicable et libre (c’est-à-dire sans brevet, et dont les plans sont disponibles pour tout le monde) sous licence Licence publique générale GNU. Elle reprend donc les principes du projet Fab@home en y ajoutant l’autoréplication. Ce projet/machines réelles est maintenant développé très activement par une communauté mondiale, à la manière du logiciel libre.

Une des imprimantes de ce type, célèbre sur le marché et la prusa i3. Elle se décline sous différentes formes, de la copie chinoise à l’originale développé par Joseph PRUSA en passant par les anet 8, …

Mon choix s’est orienté vers une prusa i3 original mk3. L’imprimante est de qualité, elle est évolutive et Prusa est particulièrement actif en R&D. Il est possible de faire évoluer son ancienne imprimante vers une nouvelle version. La communauté est importante, la documentation de prusa est détaillé et le sav de qualité. Il n’en fallait donc guère plus pour faire ce choix.

La prusa i3 mk3

A l’heure ou je vous parle (Août 2018), la prusa i3 mk3 est la dernière version de la prusa i3 développé par l’équipe de Joseph PRUSA. Après analyse de nombreux comparatifs, cette imprimante ressort toujours dans le top des imprimantes pour la qualité de ses impressions, la rapidité ainsi que le silence. Elle est régulièrement récompensé par de nombreux prix.

Les caractéristiques techniques

Taille d’impression max.250 × 210 × 200 mm
Volume d’impression max.10.50 L
Vitesse d’impression max.200 mm/s
Epaisseur min. d’impression 0.05 mm

Les avantages

  • Détection des chocs
  • Sauvegarde en cas de coupure de courant
  • Documentation complète (même en français)
  • Plateau d’impression magnétique amovible et flexible
  • La calibration automatique en 9 points
  • L’ouverture reprap et la possibilité de la faire évoluer.
Exemple d’évolution, l’impression multi matériaux

Conclusion

L’impression 3D reste une petite révolution qui fait son bonhomme de chemin. Il existe des imprimantes industrielles capable de réaliser des pièces en acier. Il est maintenant possible de produire des pièces mécaniques qu’aucun moulage n’aurait permis. L’industrie automobile commence à utiliser l’impression 3D. Le bâtiment s’y met également, on a pu voir récemment les premières maisons imprimé en 3D.

Heureusement, cette technologie s’est démocratisé et maintenant accessible au grand public. Il est possible d’avoir une imprimante correct aux alentours de 300 euros. La qualité s’est également amélioré avec des détails et une finesse d’impression qui permettent la réalisation de produit fini avec un bon rendu visuel.

Le marché de l’impression 3D est en plein développement, non seulement les imprimantes sont de plus en plus précises, rapides mais permettent également d’utiliser plusieurs matériaux sur une même impression. L’offre des filaments s’est également étoffé avec une grande diversité de caractéristiques techniques et de rendu. Du traditionnel PLA tant utilisé pour sa facilité d’impression, on trouve maintenant des filaments bois, des filaments souples, composites. Tout ceci contribuant a ouvrir les perspectives de réalisation pour notre plus grand bonheur.

P.S. : Je tenterais dans cette section de partager mes expériences de réalisation et d’utilisation de l’impression 3D à travers différents tutoriaux. J’espère qu’ils vous seront utiles.

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